Historique de l'hypnose

Les états hypnotiques, parfois appelés états modifiés de conscience, sont utilisés à des fins thérapeutiques depuis la nuit des temps, partout dans le monde.
Il faudra néanmoins attendre le 18ième siècle pour que les scientifiques occidentaux s'y intéressent.
Franz-Anton Mesmer, le marquis de Puységur, l'abbé de Faria, James Braid, Auguste Liébault, Hippolyte Bernheim, Jean-Martin Charcot, Joseph Delboeuf et Pierre Janet, pour ne citer qu'eux, ont signé les premières heures de gloire de l'hypnose " médicale" avant que Sigmund Freud ne la condamne finalement au déclin.
Lorsqu'il s'essaie à  l'hypnose, cette pratique est très directive, autoritaire et intrusive. C'est celle que l'on retrouve de nos jours dans l'hypnose de spectacle.
Pour l'observateur et pour le sujet de cette hypnose, le ressenti est celui d'une prise de contrôle par l'hypnotiseur.
L'inconvénient majeur de cette pratique est quelle ne fonctionne pas sur tout le monde, seulement 10 à  20 % de la population est naturellement réceptive à  cette façon de faire.
Trouvant cette pratique limitée, Freud décida de l'abandonner et créa la psychothérapie moderne

Dans les années 1890-1897, l'hypnose sera supplantée par une nouvelle méthode : la psychanalyse. Dans les années 1930, c'est au psychiatre américain Milton Erickson que l'on doit sa renaissance.
Sa pratique et ses expérimentations l'ont mené à  concevoir une hypnose " utilisationnelle ", " naturaliste ", " permissive " et " indirecte" dont s'inspire aujourd'hui une majorité d'hypnothérapeutes.
Là  où l'hypnotiseur classique donne un ordre du type "et au compte de 3 vous dormirez", l'hypnothérapeute fait des suggestions et propose à  l'inconscient de son patient de trouver les solutions qui respecteront son écologie personnelle.